Actualités régionales

Les vomissements chez le chien.
16/04/2021

Les vomissements chez le chien.

Les vomissements peuvent être la conséquence d’une simple i ndigestion , mais également d’une maladie du système digestif ou d’une maladie générale. Lors d’une indigestion, une mise à la diète suffira. En revanche, dans les autres cas, un traitement sera nécessaire.   1.        Qu’est-ce que le vomissement ? Expulsion brutale du contenu de l’estomac souvent précédée de mouvement de mâchonnement et d’un écoulement de salive.   2.        Divers types de vomissements Vomissements aigus : • Provoqués par une maladie du tube digestif (gastrite, tumeur de l’estomac, maladie générale telle la parvovirose).        Vomissements chroniques : • Répétés et prolongés durant plusieurs semaines, dus à des affections non digestives (pyomètre, insuffisance rénale, hépatique...). • Peuvent être également la cause de la prise de certains médicaments . Vomissements liés à la prise d’un repas : • S’il a lieu quelques minutes ou quelques heures après le repas, il peut être lié à des aliments plus ou moins digérés . • Si le vomissement ne contient que de la bile et du mucus, c’est qu’il n’est pas lié au repas.   4.        Aspect des matières vomies Les vomissements sont constitués de mucus gastrique ou de bile (coloration jaunâtre). • la présence de sang dans les matières vomies peut avoir diverses significations : une simple rupture d’un vaisseau sanguin ou un saignement chronique résultant d’une lésion plus grave tels une tumeur ou un ulcère. Un caillot de sang frais est produit par des lésions récentes, alors qu’un sang de teinte brun noirâtre résulte d’une lésion plus ancienne. • Lors d’un arrêt du transit intestinal, les matières vomies prennent un aspect fécaloïde.   5.        Conséquences du vomissement Déshydratation (le rejet des sécrétions digestives peut atteindre 2 litres par jour pour un chien de 20 kg). • Certains minéraux sont également rejetés avec le liquide gastrique.   6.        Traitements Il est toujours préférable de déterminer la cause des vomissements pour adapter le traitement. Quelle que soit la cause, la mise à jeun avec le retrait de la boisson pendant 24 heures est utile : cela favorise la cicatrisation de la muqueuse gastrique et permet d ’éviter la stimulation des sécrétions gastro-intestinales susceptibles d’attaquer la muqueuse. Les animaux ont souvent très soif et la mise à disposition d’une quantité d’eau en abondance entraîne un abreuvement excessif qui engendre à nouveau des vomissements. Selon l’état de l’animal, l’eau devra être donnée sous forme de perfusions ou en très petites quantités et fréquemment. Médicaments : ils sont nombreux pour faire cesser les vomissements, mais doivent être donnés suite à une consultation , afin de prescrire le plus adapté aux causes des vomissements.   Conclusion Face aux vomissements, il faut être le plus précis possible dans l’observation et la détermination des signes cliniques. Grâce à vos observations, vous nous aiderez à diagnostiquer la cause et la gravité des symptômes.  
Le diamant mandarin
09/04/2021

Le diamant mandarin

Ce passereau est originaire d’Australie et d’Indonésie. Son importation est interdite. Le nom “diamant” vient des excroissances blanches luminescentes situées à l’intérieur du bec des oisillons. Ces motifs incitent les parents au nourrissage et disparaissent vers 2 mois. La ponte peut aller de 4 à 6 œufs avec une fréquence d’un par jour , l’incubation est assurée aussi bien par la femelle que par le mâle et dure 15 jours. 3 semaines plus tard, les petits quittent leur nid.   Comment différencier le mâle de la femelle ? Dans la forme sauvage, le mâle a le bec rouge vif et des joues colorées alors que la femelle a le bec orange à rosé, et les joues non colorées. En cas de doute pour les oiseaux présentant des mutations, un sexage par ADN est possible à l’aide d’une plume ou d’une prise de sang.   Soins préventifs Il est important de vérifier à l’achat que votre oiseau n’est pas porteur d’une bactérie transmissible à l’homme (Chlamydophila). Cette bactérie se détecte grâce à une prise de sang, qui peut être effectuée chez votre vétérinaire. Une quarantaine de 45 jours et un dépistage des parasites sont impératifs si vous introduisez un nouvel oiseau dans une colonie. Si vous décidez de faire de la reproduction, assurez- vous que l’état de santé de vos oiseaux le permet. Si vous utilisez des parents adoptifs (moineaux du Japon par exemple), il est conseillé de consulter un vétérinaire pour examiner les parents adoptifs et les reproducteurs.   Alimentation conseillée Il est conseillé de nourrir les Mandarins avec 40% de graines de bonne qualité, 40% de granulés complets pour passereaux et 20% de fruits et légumes frais variés et de laisser un os de seiche en permanence dans la cage des femelles. Rappelons que les femelles peuvent pondre même en l’absence de mâle (comme les poules !) . Les « gâteaux pour oiseaux », à base de gras et de sucre (miel...) sont à proscrire, de même que les graviers pour oiseaux, qui sont inutiles et peuvent obstruer le tube digestif de l’oiseau s’il les avale.   Environnement La cage doit être aussi spacieuse que possible. Evitez de mettre un nid en permanence dans la cage des femelles car cela les incite à pondre et pourrait épuiser leurs réserves et causer des graves problèmes de santé. Beaucoup de passereaux apprécient les bains d’eau tiède. Vous pouvez proposer une coupelle d’eau à votre oiseau ou l’emmener près d’un robinet pour observer sa réaction. Toutefois, attention aux casseroles d’eau bouillante avec les oiseaux habitués aux bains : ils pourraient s’y jeter en croyant qu’elle leur est destinée. Si vous laissez votre Mandarin voler en liberté dans la pièce, attention à la sécurité : vitre, ventilateur, plantes toxiques, mieux vaut surveiller votre oiseau durant chaque sortie.
L'obésité de nos chiens et chats.
02/04/2021

L'obésité de nos chiens et chats.

L’obésité est un des fléaux de notre siècle, qui n’épargne pas nos chiens et chats. La surcharge pondérale touche 50 % des chiens et chats en France. Trop souvent, la nourriture est utilisée pour entrer en relation avec notre animal de compagnie ; lui faire plaisir, l’éduquer, se déculpabiliser de l’avoir laissé tout seul la journée... On lui donne une biscotte au petit déjeuner, puis un petit morceau de fromage à midi, puis un morceau de sucre lors du café, puis quelques restes le soir..., et tout ceci, en plus de sa ration quotidienne.   1.        Quand est-ce que mon animal est considéré comme obèse ? Pour que l’on parle d’obésité, il faut que l’excès de graisse atteigne 15 à 20 % du poids physiologique optimal. Pour donner un ordre d’idée, une obésité chez le chien correspondrait aux poids suivants : - Pour un chien « mini » (York, basset, terrier...) : 7 kg - Pour un chien « medium » (Epagneul, Border collie...) : 17 kg - Pour un chien « maxi » (Labrador, Berger Allemand...) : 42 kg Un chat européen type doit peser normalement environ 5 kg   2.        Quels impacts de l’obésité ? L’obésité a de nombreux effets négatifs sur nos chiens et chats. De nombreuses études scientifiques ont prouvé que l’obésité entraînait une baisse de l’espérance de vie significative (jusqu’à 2 ans chez le chien !). Outre les problèmes liés à l’obésité elle-même : difficulté à se déplacer, plus possible de jouer, difficulté à se nettoyer..., la liste des effets nocifs de l’obésité sur les animaux est longue. Les animaux obèses résistent moins bien aux infections et sont moins aptes à combattre les maladies infectieuses. Ils présentent aussi une plus forte incidence d’arthrite, de problèmes de colonne vertébrale, de déchirures de ligaments des genoux et de troubles locomoteurs que les animaux dont le poids est normal. On observe une perte d’endurance lors d’exercice et une plus grande fatigue, qui vont jouer sur la pression sanguine. L’effort supplémentaire imposé au cœur engendre un risque d’augmentation des cardiopathies chez les animaux obèses et finit par produire une défaillance cardiaque. Les animaux obèses endurent moins bien la chaleur de l’été et beaucoup d’entre eux deviennent irritables. Chez les animaux obèses, il est plus difficile de les ausculter et de les palper, de prélever des échantillons satisfaisants et donc, de diagnostiquer correctement les symptômes d’une maladie. Étant donné que les fonctions respiratoires, hépatiques et rénales sont souvent réduites, l’anesthésie et la chirurgie représentent un plus grand risque pour les animaux obèses et le risque de voir leur plaie s’infecter est plus grand. De plus, la quantité d’agents anesthésiants est plus importante que pour les animaux de poids normal. Les chiens obèses ont 40 % de plus de risque de développer des problèmes cutanés par rapport aux animaux de poids idéal.   3.        Quels problèmes sont associés à l’obésité Diabète sucré : Les animaux obèses risquent davantage de souffrir d’un diabète sucré grave. - Troubles gastro-intestinaux : Les animaux obèses ont plus de problèmes de constipation, de flatulences et d’ulcères d’estomac. - Incidence accrue de cancer : On note une incidence supérieure de cas de cancer chez les animaux obèses. Ainsi, l’incidence des cancers chez les chiens obèses est de 50% plus élevée que chez les chiens de poids normal. - Diminution de la fonction hépatique : À cause de l’accumulation de gras dans le foie, le fonctionnement de cet organe est compromis chez les animaux obèses. - Hypertension artérielle : La haute pression sanguine (hypertension) s’accentue avec l’obésité, et l’hypertension accroît les risques d’insuffisance rénale et de troubles cardio-vasculaires. -  Fonction hormonale compromise : L’obésité ralentit la production des hormones de croissance et compromet la fonction de reproduction. Tous ces effets contribuent à raccourcir l’espérance de vie et compromettent la qualité de vie des animaux.   4.        Comment éviter que mon animal devienne obèse ? Afin de conserver à votre chien un poids idéal, quelques règles suffisent : Conservez toujours le même aliment si l’activité est identique , mais changez d’aliment (moins énergétique) si votre compagnon est moins actif. Respectez la quantité conseillée par votre vétérinaire ou par le fabricant lors d’une alimentation industrielle ne donnez pas de restes de table , votre chien n’est pas une « poubelle » évitez de donner des friandises, croûtes de fromages , etc. Optez plutôt pour des biscuits faits pour les chiens, sans apport calorique. Dans la mesure du possible, faites faire de l’exercice à votre compagnon Laissez votre animal tranquille quand il mange. Ne lui donnez pas à manger à table. Ne le forcez pas à manger et ne le nourrissez pas à la main. Ne rajoutez rien à l’alimentation pour l’inciter à manger. N’enlevez pas la gamelle de votre chien quand il mange. N’utilisez pas de nourriture pour lui faire plaisir, des caresses suffisent ! Ne pas s’inquiéter si votre animal mange moins que la quantité indiquée sur le sac d’aliments. Et surtout, pesez-le régulièrement : votre vétérinaire dispose d’une balance, et peut vous aider à établir une courbe de poids. Toute variation de 5% en plus, peut et doit être corrigée en douceur !   Conclusion  Les animaux en bonne santé et en forme physique vivent plus longtemps, sont plus heureux et profitent davantage de la vie. L’obésité est très souvent négligée par les propriétaires qui qualifient leurs animaux de « Bon gros matou » ou « Bon pépère ». Mais cette obésité peut avoir des conséquences dramatiques pour le bien-être et la santé de l’animal. Elle réduit considérablement l’espérance de vie et augmente fortement les risques de voir apparaître d’autres maladies, aux traitements lourds et onéreux. Demandez conseil à votre vétérinaire pour qu’il vous conseille et vous propose si nécessaire, des solutions adaptées pour vous aider à faire maigrir votre animal.
Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) chez le chien
26/03/2021

Les Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) chez le chien

Les MICI sont des affections fréquentes, qui concernent tout ou une partie de l’appareil digestif du chien, en allant de l’estomac au colon. On retrouve ces maladies chez le chien et chez le chat, mais elles sont plus rares dans cette dernière espèce. L’expression clinique et les répercussions sur la santé de l’animal sont très variables. Leur diagnostic nécessite la réalisation de prélèvements (biopsies) ; ceux-ci peuvent être réalisés par endoscopie ou par voie chirurgicale.   Maladie Les MICI sont caractérisées par une colonisation de la paroi des organes par des cellules inflammatoires. L’infiltrat inflammatoire peut être plus ou moins étendu : souvent généralisé, parfois plus localisé (on parle alors de granulomes inflammatoires). Les cellules inflammatoires sont le plus souvent des mastocytes et/ou des lymphocytes, mais d’autres cellules peuvent être représentées (polynucléaires éosinophiles par exemple) ; toutes ces cellules sont des globules blancs, dont la présence au sein de la paroi des organes concernés est anormale. Elles perturbent le fonctionnement normal de l’appareil digestif. Actuellement, on classe l’ensemble de ces maladies en 3 groupes : les entéropathies répondant à un changement alimentaire ; les entéropathies répondant aux antibiotiques ; les entéropathies répondant aux immunosuppresseurs. Le terme entéropathies est employé ici de façon générique, car chez le chien, il est rare que l’intestin grêle ne soit pas concerné par l’infiltration inflammatoire. Les animaux atteints peuvent être très jeunes, d’âge moyen, ou plus avancé.   Symptômes Dans la plupart des cas, on observe des signes digestifs : baisse d’appétit, vomissements, diarrhée (tous ces signes ne sont pas toujours exprimés simultanément), et éventuellement des signes généraux : amaigrissement, baisse d’activité, ascite, poil sec et terne. Dans les selles, on peut parfois retrouver du sang , non digéré (rouge) ou digéré (coloration noire des selles). Il arrive qu’un animal soit présenté à un stade déjà très avancé de la maladie (amaigrissement important, ascite, hypoprotéinémie), sans qu’aucun épisode de diarrhée ni de vomissement n’ait été constaté. Les symptômes s’expriment sur de longues périodes (semaines, mois). L’évolution ultime des cas sévères est la mort.   Causes Dans le cas des entéropathies répondant à un changement alimentaire, une intolérance ou une allergie alimentaire sont à l’origine de la maladie. Il est à noter qu’un animal peut devenir allergique à un composé de son alimentation , même s’il consomme le même régime depuis plusieurs années.   Prévention Aucunes.   Traitement Les cas les plus simples permettent un contrôle de la maladie avec une modification de l’alimentation. On opte pour un régime hypoallergénique soit industriel (c’est l’idéal car il est parfaitement équilibré), soit ménager (plus contraignant, moins bien équilibré, ce qui est gênant à long terme). Le régime ménager consiste à servir à l’animal des aliments qu’il a peu de chances d’avoir mangés auparavant , notamment en ce qui concerne la source de protéines. Les nutriments à l’origine des intolérances/allergies sont presque toujours les protéines . Ainsi, on recommande la viande de mouton, de cheval, éventuellement de canard, ou encore du poisson. Les glucides ne sont généralement pas responsables, mais par sécurité, on peut opter pour une source originale comme le tapioca. Les fibres ne posent pas de problème : tout légume vert est adapté. Un tel régime n’est pas équilibré sur les plans minéral et vitaminique. C’est pourquoi il est préférable de donner un aliment industriel diététique. Le régime hypoallergénique doit être maintenu le plus longtemps possible. Certains patients supportent un retour à un aliment « standard », d’autres doivent conserver leur régime spécial en permanence. Dans le cas des entéropathies répondant aux antibiotiques, le traitement doit être long. Diverses molécules peuvent s’avérer efficaces. Enfin, les entéropathies répondant aux immunosuppresseurs sont les plus contraignantes. Là encore, diverses molécules peuvent être employées : prednisone, chlorambucile, azathioprine, cyclophosphamide. Un suivi clinique et biologique (prises de sang) régulier est alors indispensable. Ce traitement est toujours associé à un régime hypoallergénique strict. Les effets secondaires à long terme ne sont pas négligeables. Le traitement est soit temporaire, soit permanent, selon les cas. Bien entendu, avant d’instaurer ces traitements, il est indispensable de déparasiter l’animal malade, ainsi que tous les animaux vivant avec lui (vermifuges polyvalents, mais aussi élimination de la giardiose et de la coccidiose).   Conclusion Les MICI sont des infiltrations de l’appareil digestif, et le symptôme le plus fréquent chez le chien est la diarrhée chronique, réfractaire aux traitements classiques. Leur évolution est longue, et leur guérison ne peut être spontanée. La mesure thérapeutique principale doit toujours être le passage à un régime alimentaire hypoallergénique, de préférence industriel. Le pronostic doit être réservé au moment du diagnostic.
Le traitement d'une plaie.
18/03/2021

Le traitement d'une plaie.

Nos animaux peuvent se blesser. Certaines blessures nécessitent une intervention du vétérinaire, et d’autres peuvent être soignées par le propriétaire. Il ne faut jamais sous-estimer la gravité d’une plaie, car en fonction de sa localisation, du type et de l’origine de la blessure, celle-ci peut s’aggraver si elle n’est pas prise en charge correctement. En fonction de la blessure, vous pourrez être amenés à gérer deux grandes étapes :   Stopper une hémorragie Si la blessure est profonde et que la plaie saigne abondamment. Il faut commencer par arrêter l’hémorragie. Immobiliser correctement l’animal, en prenant soin de limiter le risque de morsure ou de griffures de sa part. Car naturellement, il aura tendance à vouloir se protéger et se défendre lorsqu’il a mal. Une fois l’animal immobilisé et sécurisé, vous pouvez exercer une pression directement sur la plaie, à l’aide d’une compresse stérile, idéalement, ou d’un tissu propre si vous n’avez rien d’autre sous la main. Essayez si vous le pouvez, d’élever la partie blessée. En fonction de la plaie, cette compression pourra accélérer la formation du caillot de sang. Ne soulevez pas la compresse pour voir si la plaie saigne encore, sinon vous risquez de ralentir la formation du caillot. Si la compresse s’imbibe complètement de sang, ne l’enlevez pas, mais rajoutez une autre compresse. Si l’hémorragie est grave , une pression directe sur les artères de la région blessée peut s’avérer nécessaire. Les principales artères sont situées sous les aisselles des pattes avant, sous la partie supérieure des pattes arrière, et sous la queue. En cas d’hémorragie, une fois ces premiers soins prodigués, rendez-vous très rapidement chez votre vétérinaire. Seul ce dernier saura évaluer la gravité de la plaie et mettre en place un protocole de soin et de traitement adapté.   Limiter les risques d’infection Si vous avez affaire à une plaie de petite taille , et superficielle, alors vous pouvez utiliser de l’eau et du savon, ou des produits type « Bétadine » ou « Biseptine » diluée pour la nettoyer (Attention à ne jamais utiliser du Mercurochrome, un poison pour les chiens et chats qui peuvent l’avaler). Attention à ne jamais mélanger deux produits qui pourraient se neutraliser et perdre en efficacité. Idéalement, essayez de couper aux ciseaux les poils situés autour de la plaie. Ensuite, appliquez une pommade ou un spray antiseptique utilisé pour la santé animale. Sur des animaux sensibles, vous pouvez pulvériser le spray sur la compresse et appliquer ensuite celle-ci sur la plaie. Protégez la plaie d’un bandage pas trop serré pour laisser le sang circuler, mais suffisamment pour que celui-ci tienne correctement. Prenez garde à ce que votre animal n’arrache pas le pansement et l’avale. Votre vétérinaire pourra vous fournir une collerette. Renouvelez l’application de la pommade ou du spray une à deux fois par jour. Vous pouvez vous reporter au mode d’utilisation du produit, décrit sur l’emballage ou la notice du produit, ou encore, contacter votre vétérinaire pour lui demander conseil. Lorsque vous avez affaire à une plaie profonde , contentez-vous d’y mettre un pansement et de vous rendre rapidement chez votre vétérinaire. Seul ce dernier sera capable de définir le traitement le plus adapté. Car une plaie profonde peut se traiter différemment en fonction de sa localisation et son origine.   Conclusion Quelques gestes simples et des connaissances de base vous permettront de gérer les petites plaies de votre compagnon. Au moindre doute, lors d’une plaie qui vous parait assez grave, de par sa taille, son origine (morsures...), ou sa localisation, consultez votre vétérinaire. Seul ce dernier sera capable d’estimer la gravité de cette dernière et de prescrire les soins adéquats. Enfin, n’oubliez pas d’observer votre animal les heures qui suivent la blessure. Si son attitude change, qu’il paraît abattu, qu’il ne mange pas... rendez-vous rapidement chez votre vétérinaire.
Les principales maladies chez le furet
11/03/2021

Les principales maladies chez le furet

Les furets sont de plus en plus nombreux dans nos foyers. Mais quelles sont les principales maladies de ces  petits animaux ?   Maladies respiratoires du furet Les furets peuvent souffrir de rhinite  : ils présentent alors une toux, des éternuements et un écoulement nasal. La rhinite peut être due à une irritation des voies respiratoires par la poussière, la litière… Il faut donc éliminer au maximum ces sources d’irritation. Si les symptômes persistent, une consultation chez le vétérinaire s’avère indispensable.  De grandes maladies virales telles que la grippe ou la maladie de Carré provoquent aussi des troubles respiratoires chez le furet. Le virus grippal est le même que celui pouvant infecter l’Homme, il faut donc être très vigilant si vous êtes vous-même malade !  La grippe peut se compliquer chez le furet par une infection bactérienne, une pneumonie. La surveillance est donc de mise.   Troubles digestifs du furet La principale maladie digestive du furet est une gastrite due à une bactérie très spécifique. Le furet présente alors une faiblesse, une anorexie, des vomissements… Il est important de consulter pour qu’un traitement soit mis en place : il faut gérer les vomissements et éliminer cette bactérie. Les furets sont aussi sujets aux occlusions intestinales, car ils ingèrent facilement toute sorte d’objets, mais aussi de nombreux poils qui peuvent bloquer le transit intestinal  ! Les principaux symptômes sont une léthargie associée à des douleurs intestinales, une anorexie et des vomissements. Il s’agit alors d’une urgence. L’insulinome du furet L’insulinome est une tumeur du pancréas qui provoque une sécrétion d’insuline augmentée de façon intermittente. Cet excès d’insuline entraîne des hypoglycémies et donc des symptômes tels que faiblesse du train arrière, démarche ataxique, pertes d’équilibre, anorexie, amaigrissement, crises convulsives… Le traitement proposé peut associer l’administration de médicaments , mais aussi une intervention chirurgicale .   L’hyperoestrogénisme de la furette Cette maladie est due à la particularité du cycle de la furette. En effet, la femelle reste en chaleur et produit donc des hormones appelées oestrogènes tant que son ovulation n’a pas été déclenchée. Or, chez la furette, l’ovulation est déclenchée lors de l’accouplement avec un mâle ! Si la furette vit seule, sans mâle, son taux d’oestrogènes va rester très haut , très longtemps, ce qui provoque des troubles sanguins avec diminution des plaquettes, des globules rouges et blancs. Les symptômes observés sont une perte de poils symétrique sur les flancs et la queue, une vulve gonflée, des pertes vaginales, mais aussi une faiblesse générale, des muqueuses pâles, des hémorragies… À ce stade, il faut agir vite et le pronostic est très réservé. C’est pourquoi il est conseillé de stériliser une furette si elle vit seule, sans mâles, et si l’on ne veut pas la faire reproduire.   Les furets sont des petits animaux attachants, mais assez fragiles. Il est important de leur offrir une alimentation adaptée de qualité, de respecter leurs habitudes et de bien surveiller leur santé pour leur offrir une vie en pleine forme !  
Quiz: Les animaux des fables de la Fontaine
05/03/2021

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La prise de sang chez votre chien ou votre chat
25/02/2021

La prise de sang chez votre chien ou votre chat

Quelles informations en attendre et comment préparer votre animal ? La prise de sang  est un acte banal, souvent utilisé lors d’une consultation vétérinaire pour  affiner un diagnostic. L’analyse du sang de votre compagnon  est riche en informations, et constitue l’examen complémentaire de première intention  dans la confirmation de nombreux troubles.  Il faut donc s’assurer que l’animal soit dans les meilleures dispositions pour que les résultats soient les plus fiables possibles.   Pourquoi faire une prise de sang ? Quelles informations en attendre ? Le sang possède de nombreux rôles : - Il transporte de l’énergie et de l’oxygène  vers les cellules (rôle nourricier) ... - Il récupère et transporte des déchets  (déchets azotés, dioxyde de carbone...) vers les organes « filtrants » de l’organisme - Il véhicule certaines informations  (hormones...) - Il est directement impliqué,  via certaines cellules (globules blancs ou leucocytes),  dans la défense de l’organisme Enfin, la mise en évidence de  certains éléments  dans le sang informe sur  les maladies infectieuses : ce sont les anticorps ou les antigènes. Depuis quelques années, il est aussi possible grâce à une prise de sang de rechercher certains marqueurs de  maladies génétiques . La mesure de paramètres sanguins renseigne donc sur le fonctionnement de nombreux organes ou systèmes.   Les principaux examens du sang, à quoi servent-ils ? La numération formule sanguine : c’est le comptage et l’identification des différentes cellules du sang : - les  globules rouges  ou hématies. Le rôle des hématies est principalement de  transporter l’oxygène vers les cellules  grâce à l’hémoglobine. En cas de déficit, on parle d’anémie. La présence et le nombre de cellules précurseurs, les volumes cellulaires et la teneur en hémoglobine permettent d’apprécier la régénération éventuelle du contingent de globules rouges. - les  globules blancs , dont  l’augmentation signe le plus souvent une infection.  Là aussi, la formule c’est-à-dire l’identification des différents types de leucocytes permet d’affiner le diagnostic. La lignée blanche comporte de nombreuses cellules différentes : éosinophiles, basophiles, macrophages, lymphocytes, etc. qui ont chacun un rôle propre et dont la population, lorsqu’elle varie, indique un type d’affection. - les plaquettes  ou thrombocytes, responsables notamment de la  coagulation. Les examens de biochimie sanguine : avec les progrès de la médecine, de plus en plus de paramètres peuvent être explorés. Votre  vétérinaire  utilise ces informations pour  conduire son diagnostic . On peut notamment  avoir une idée de l’état rénal  (mesure notamment de l’urée, de la créatinine et du phosphore) et du fonctionnement hépatique (albumine, transaminases...). La mesure du  taux de calcium  renseigne par exemple sur le  fonctionnement de la glande thyroïde,  sans oublier la mesure du glucose ou  glycémie  qui permet de  détecter un diabète. Si ces examens sont le plus souvent  réalisés presque instantanément  grâce au matériel dont est dotée  votre clinique vétérinaire , certains paramètres nécessitent un matériel plus sophistiqué : dosage des hormones, recherche de facteurs pancréatiques... pour lesquels il est fait appel à des laboratoires spécialisés. La recherche des anticorps  : pour certaines maladies, nous disposons maintenant de petits kits fonctionnant avec quelques gouttes de sang.  En quelques minutes,  il est alors possible de savoir si votre compagnon a été atteint de  maladies virales ou bactériennes.  C’est le cas, par exemple, pour la leucose chez le chat.   Comment préparer mon compagnon ? Pourquoi faut-il être attentif à cette préparation ? De nombreux paramètres sanguins sont fortement affectés par les conditions dans lesquelles on a prélevé le sang de votre compagnon.  Si ces conditions idéales ne sont pas respectées, il peut être difficile, voire impossible, d’interpréter certains résultats de l’analyse. - La proximité d’un repas peut modifier considérablement la glycémie , la présence de lipides ou graisses dans le sérum (triglycérides, cholestérol), ainsi que, dans une moindre mesure il est vrai, l’augmentation des déchets azotés si votre chien ou votre chat reçoit une forte proportion de protéines dans sa ration. La plupart du temps,  la prise de sang doit donc être réalisée à jeun  (aucun aliment dans les six à douze heures précédentes, mais laisser l’accès à l’eau). - On évitera tout effort important dans les heures précédant la prise de sang. - Le stress  est aussi,  particulièrement chez le chat,  à prendre en compte. Le transport et l’attente dans un environnement stressant peuvent fortement influencer certains paramètres et conduire à fausser le diagnostic ou rendre certains chiffres ininterprétables. C’est notamment le cas de la glycémie qui peut fortement augmenter, sans pour autant qu’il y ait diabète. Pour  ces animaux anxieux,  il est judicieux  d’informer votre vétérinaire et de prendre un rendez-vous à un moment approprié  (en début de matinée ou d’après-midi le plus souvent) afin de ne pas attendre. En fonction de la température extérieure, vous pouvez laisser votre compagnon dans votre voiture (s’il ne fait pas chaud, et à l’ombre !) le temps de l’attente. - Enfin la prise de certains médicaments peut influencer les résultats : n’oubliez pas le cas échéant à informer votre vétérinaire des traitements en cours.   Mon chien et mon chat sont en pleine santé, dois-je faire faire un examen sanguin ? Oui. Et ceci, pour au moins deux raisons importantes : - Même s’il existe des « standards » pour les paramètres sanguins de nos compagnons , une prise de sang lorsque tout va bien, permets de disposer du « standard » de votre animal  en particulier. Ce qui permettra de constater plus précisément une variation lors d’une maladie et de pouvoir réagir plus rapidement. - La prise de sang permettra de  déceler précocement certaines maladies , comme un diabète ou une insuffisance rénale par exemple. Ainsi, chez un animal de plus de cinq ans, n’hésitez pas à faire pratiquer cet examen simple. Votre vétérinaire et son équipe vous conseilleront utilement sur la fréquence et le type d’analyse à réaliser en fonction de votre animal (profil de risque, mode de vie, race, âge...).   Conclusion Le sang est un élément précieux  de l’organisme de votre compagnon. Collecter un petit volume de ce liquide à des fins d’analyse est peu douloureux, souvent  riche d’information,  peu couteux pour les recherches courantes, et donne  des résultats rapidement. Votre vétérinaire et son équipe sont à votre disposition pour vous renseigner  : n’hésitez pas à demander leur avis.
Les records des animaux
19/02/2021

Les records des animaux

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Les troubles de la prostate chez le Chien
11/02/2021

Les troubles de la prostate chez le Chien

Chez les chiens, les troubles prostatiques apparaissent généralement chez des individus âgés, le plus souvent entiers (non castrés).  La prostatite est une inflammation de la glande, résultant de trois causes principales : l’hyperplasie bénigne, l’infection bactérienne et les tumeurs malignes. Comment savoir si mon chien présente un trouble de la prostate ? Compte tenu du fait que la prostate entoure l’urètre, canal reliant la vessie à l’extérieur, les maladies de la prostate entraînent le plus souvent des troubles urinaires. L’émission d’urine est plus difficile, à petits jets et la fréquence est augmentée. On décèlera assez souvent, des pertes de sang, voire du pus, par les voies urinaires ou dans les urines. Lorsque la taille de la prostate a fortement augmenté, des dysfonctionnements fécaux apparaissent : constipations parfois entrecoupées de périodes de diarrhées, difficultés à évacuer les selles, tentatives infructueuses, et parfois présence de sang. Dans certains cas sérieux, les symptômes vont jusqu’à la perte d’entrain, avec une démarche modifiée, un dos voûté et des douleurs abdominales. Si votre chien présente des symptômes de ce type, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire. La recherche d’une atteinte de la prostate s’effectue par une palpation rectale. Au cours de cet examen, votre vétérinaire pourra apprécier d’éventuelles modifications de taille, de forme, et de position de la prostate . Si nécessaire, d’autres examens complémentaires (prise de sang, radiographie ou échographie...) seront pratiqués. Que peut faire mon vétérinaire si mon chien est atteint de prostatite ? Il faut différencier trois maladies possibles: 1. L’hyperplasie prostatique bénigne : c’est l’atteinte la plus fréquente. Elle est consécutive à une modification de l’activité hormonale, encore mal connue, qui va conduire les glandes prostatiques à augmenter de taille avec l’âge. L’augmentation de taille de la prostate est bénigne, c’est-à-dire non cancéreuse, mais peut entraîner des perturbations urinaires et défécatoires. La complication la plus fréquente est l’infection des voies urinaires. Le traitement peut être chirurgical : la castration est en effet très efficace, et la prostate retrouve rapidement une taille plus normale. Il existe aussi un traitement médical efficace contre cette maladie. Votre vétérinaire pourra vous conseiller sur la meilleure approche pour votre chien. 2. L’infection prostatique : peu fréquente, elle est liée à la présence de bactéries pathogènes dans la prostate. Cette infection s’accompagne parfois de calculs vésicaux. Dans ce cas, les signes sont souvent plus sérieux que dans le cas précédent, avec notamment de la fièvre. Le traitement consiste avant tout en l’administration d’antibiotiques, durant une période assez longue. Dans certains cas, une intervention chirurgicale sera nécessaire. 3. Les néoplasies : elles sont heureusement assez rares puisqu’elles représentent 5 à 7% des atteintes prostatiques. Les symptômes sont généralement les mêmes que dans les autres atteintes prostatiques. Le pronostic est malheureusement assez défavorable et les traitements font appel à la chimiothérapie, ou à la chirurgie. Comme pour toute maladie cancéreuse, le pronostic sera d’autant meilleur que la découverte est précoce. Dois-je faire contrôler mon chien ? L’hyperplasie bénigne est une maladie progressive. La plupart du temps, les symptômes n’apparaissent que tardivement. Il est donc fortement conseillé de faire vérifier régulièrement l’état de la prostate de votre chien. Les examens doivent être plus rapprochés si votre chien atteint l’âge de 6 ans, et chez les grandes races dès l’âge de 4 ans. La palpation par voie rectale est un examen non douloureux qui permet de connaître rapidement l’état de la prostate. Peut-on prévenir les troubles de la prostate ? La prévention la plus efficace de l’hyperplasie prostatique demeure la stérilisation . En effet, cette hyperplasie étant hormono-dépendante, la suppression des hormones sexuelles est une méthode de choix . Conclusion : Les troubles prostatiques sont relativement fréquents chez les chiens âgés. Votre vétérinaire dispose de moyens de diagnostic, de traitement et de prévention. N’hésitez pas à venir lui en parler.
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